28/08/2013

Interview à la Voix des Allobroges

A l'occasion de la 18e université d'été de R&PS organisée à La Roche sur Foron par le Mouvement Région Savoie, une interview réalisée par La Voix des Allobroges, à voir ici.

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23/08/2013

QUEL INTERÊT, POUR LES PAYS DE SAVOIE,DE SE CONSTITUER EN UNE REGION ?

Les projets de réforme territoriale se succèdent depuis 10 ans sans parvenir ni à décentraliser, ni à régionaliser notre pays. Les 204 pages du dernier projet étaient tellement incompréhensibles et 220px-Paris_-_Salon_du_livre_2012_-_Hervé_Gaymard_-_001.jpgcomplexes qu’elles ont été découpées en trois projets de loi. Le premier concerne essentiellement la création des métropoles et les relations de ces nouvelles collectivités avec celles déjà existantes. Il a été voté par l’Assemblée nationale le 23 juillet et comporte de nombreux amendements. Le prochain décrira les partages de compétences et le troisième abordera les moyens (fiscalité..).

Mais d’ores et déjà, quelques points peuvent concerner la Savoie et notamment l’amendement déposé par Hervé Gaymard qui pourrait ouvrir la voie à la fusion de nos départements, mais au-delà, à un début d’affranchissement des collectivités par rapport à l’État.

Les pays de Savoie restent divisés en deux départements et tergiversent depuis 20 ans sur la création Région Savoie. Depuis 1973, le MRS (Mouvement Région Savoie) propose depuis longtemps une solution qui devient aujourd’hui urgente.

Nos conseillers généraux discutent à huis clos, en catimini, d’une simple fusion de départements. Ce n’est pas la bonne voie; les départements n’ont pas d’avenir ; ils voient leurs compétences diminuer au profit des régions et disparaîtront un jour prochain.

Les futures métropoles de Lyon (3 millions ha), Grenoble (450.000 ha) et Genève (850.000 ha) vont exercer un tel pouvoir d’attraction qu’elles vont vider les pays de Savoie de leur substance. Si la région Rhône-Alpes survit à ces modifications, elle interviendra essentiellement sur les territoires de la Drôme, l’Ardèche, la Loire et ce qui restera des Savoie : une aberration.

Une Région Savoie aurait des avantages évidents pour tous les savoyards

1. La simplification : nous n’aurions plus que deux niveaux d’administration ; les communes et regroupements de communes d’une part et la région Savoie d’autre part. Plus d’enchevêtrements auxquels plus personne ne comprend rien, plus de dossiers étudiés par 4 administrations successives…

2. La proximité : les élus, certes moins nombreux, ne seraient plus des inconnus qui sont lyonnais ou ardéchois et qui connaissent si peu la Savoie. Ils auraient la maîtrise d’un vrai budget conséquent, cumulant les deux budgets des conseils généraux, la part régionale RA, les fonds structurels européens et ceux afférents aux nouvelles compétences, soit plus de 2 milliards !

3. La taille : avec sa population et son étendue, la région Savoie serait la plus grande de toutes les régions de l’arc alpin ; elle serait cependant la seule à ne pas bénéficier d’un statut d’autonomie. Elle serait aussi la seconde collectivité de l’actuelle Rhône-Alpes, juste derrière la métropole lyonnaise et devant la métropole grenobloise.

Une Région Savoie qui prendrait les compétences larges, aussi larges que la métropole lyonnaise :

1. La maîtrise des aides au développement économique et à l’innovation.
La distribution des aides économiques faite par la région RA n’est plus adaptée aux évolutions indispensables de l’économie savoyarde ; Lyon continue à arroser les terres lyonnaises et grenobloises sur des schémas du siècle passé.

2. La maitrise de la formation, l’apprentissage, l’insertion, l’aide à l’emploi, la gestion directe de tous les lycées, collèges et campus de Savoie
Ce vaste domaine de l’éducation des jeunes est géré par les régions dans tous les pays d’Europe sauf en France ; il est temps de décentraliser notre pays. Il est temps de réagir pour éviter l’augmentation de l’illettrisme.

3. La maîtrise de l’aide à la recherche et à l’Université de Savoie
Il faut savoir que la loi Fioraso, ministre de l’enseignement supérieur, prévoit une seule université par académie; cela signifie la disparition de l’Université de Savoie. Il convient donc de réagir vite.

4. La maîtrise de la répartition des aides européennes qui vont être dévolues aux régions ; elles vont représenter des sommes importantes qui ne transiteront plus par l’État, mais seront directement gérée par les régions; pourquoi donc les faire transiter par Lyon (plus de 800 millions qui vont arriver à Lyon). Si la répartition de ces fonds se réalise comme les subventions régionales à la recherche (90 % pour Lyon et Grenoble et les miettes pour la Savoie), on peut avoir de fortes craintes pour la répartition de ces 800 millions. La création d’une Région Savoie assurerait que ces sommes soient gérées par la Savoie et pour la Savoie.

5. Le développement et l’accompagnement du tourisme : pourquoi gérer depuis Lyon une activité principale de Savoie ? La première activité des pays de Savoie, première destination mondiale des sports d’hiver,, c’est bien la Savoie, ce n’est pas Lyon.

6. L’agriculture savoyarde s’est déjà organisée en une seule chambre pour les deux départements : les agriculteurs ont toujours été des gens de bon sens !

7. La responsabilité des parcs régionaux serait exercée par des Savoyards, directement et non par des lyonnais qui voient cela comme une organisation de leurs terrains de jeux.

8. La maîtrise des compétences sociales qui sont aujourd’hui celles des départements.

9. La maîtrise de la chaine des transports locaux et régionaux qui concernent la Savoie permettant ainsi d’éviter que tous les moyens soient concentrés sur le noeud lyonnais ou sur des projets internationaux fumeux et coûteux.

10. La reprise en main de son potentiel énergétique (barrages, solaire…) serait pour la région Savoie son principal enjeu.

11. L’aménagement du territoire, le foncier, et le logement.

La Savoie participerait à la conférence régionale des compétences

Par le cumul des compétences départementales et régionales (région unidépartementale) la Savoie aurait des compétences égales aux métropoles lyonnaise et grenobloise.

À la région, un débat sur la décentralisation a été organisé suite à la demande que j’avais effectuée lors de l’assemblée plénière de décembre dernier. Le projet de loi a provoqué une opposition totale de tous les groupes politiques au vu de son insuffisance et de son incohérence.

Ce débat a également permis au président de région d’exprimer sa colère face à l’audace de la métropole lyonnaise et au fait de ne pas avoir été écouté par son propre gouvernement ; il a ainsi fait une surenchère régionaliste qui a même dépassé mes propres propos.

Le MRS organisera à l’automne un débat public sur les opportunités qui se présentent en Savoie en invitant notamment des responsables alsaciens, Bretons, Valdotains, Corses, Genevois…

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22/08/2013

L’AMENDEMENT GAYMARD DU 18 JUILLET 2013 ET TOUTES SES CONSEQUENCES POSSIBLES

téléchargement.jpgLe texte sur les «métropoles» voté le 23 juillet dernier par l’Assemblée nationale a intégré un amendement facilitant la fusion de collectivités en supprimant la disposition autobloquante de référendum avec seuil de participation (disposition qui n’existe nulle part ailleurs pour aucune élection ni aucun référendum).

Cela a été fait clairement pour la Savoie, puisque l’amendement a été déposé par Hervé Gaymard, Président du Conseil général de Savoie et porteur du projet de fusion des départements savoyards.

Cependant, cet amendement pourrait avoir de multiples conséquences, dans d’autres territoires.

Cette disposition prévoyant un référendum obligatoire en cas de fusion de collectivités avait elle-même été introduite par un « amendement Charasse » en décembre 2010.

Il faut dire que l’hypothèse même de remise en cause de l’organisation de nos collectivités par fusions décidées entre elles, à la barbe de l’État, fait peur à nos dirigeants jacobins ! Imaginez que cela fasse tache d’huile… Imaginez que des collectivités puissent s’entendre entre elles pour déterminer leur avenir commun, pour se partager des compétences… en dehors de l’État !

C’est tout le projet d’accords directs entre régions voisines, mais de pays différents, qui resurgit. C’est le projet d’Europe des régions si magistralement proposé par Denis de Rougemont dès 1947.

Les raisons juridiques de cet amendement

Si cet amendement a été accepté par la commission et le gouvernement et qu’il a été adopté très largement par la majorité et l’opposition, c’est pour des raisons d’équité mais aussi de droit.

Raisons d’équité

Que ce soit les regroupements de communes au sein de syndicats mixtes, de communautés de communes… que ce soient les regroupements de collectivités au sein des métropoles telles qu’elles viennent d’être votées (voire les absorptions de départements), aucune de ces opérations ne nécessite le recours au référendum. Dès lors, il n’y a vraiment aucune raison de l’exiger pour les autres fusions de collectivités.

Raisons de droit

Si le gouvernement a accepté l’amendement, c’est parce qu’il craignait une sanction de son texte par le Conseil constitutionnel ; En cas de saisine, les magistrats n’auraient pas manqué de constater que la rupture d’égalité contrevenait à la Constitution. Ceci serait également contraire à l’autonomie des collectivités inscrite aussi dans la Constitution.

Des voix se sont élevées pour dire que les députés accordaient aux élus concernés de décider une fusion de leurs collectivités au détriment de la consultation des populations. Mais les mêmes n’ont pas demandé d’instituer un referendum pour les regroupements de communes ou les métropoles.

D’une part, l’expérience du referendum en France a montré qu’il était toujours répondu à côté de la question posée ; D’autre part, les seuils de validation prévus pour les fusions ont montré, dans le cas alsacien de 2013, qu’il ne suffisait pas d’une majorité pour valider un tel referendum. Enfin, la règle interdisant les referendums dans toute année précèdent une élection rendait quasiment impossible son organisation.

C’est plutôt le taux de participation aux consultations populaires qui pose problème.

Nous sommes en démocratie représentative, on peut donc considérer que la population s’exprimera lors du choix des élus qui composeront la nouvelle institution.

Mais cet amendement aura sans doute une portée beaucoup plus large que la Savoie : nous pensons à La Réunion, à la Corse, à la Bretagne, au pays Basque et bien évidemment à l’Alsace.

Les députés ont décidé de ne plus faire de la consultation des électeur s un préalable au regroupement ou à la fusion de Collectivités : toutes les collectivités, y compris insulaires et outre-mer sont donc concernées.

OUTRE MER

Voici 30 ans, les premières lois de décentralisation distinguent les départements d’Outre-mer de leurs homologues de France. En effet, la réforme prévoyait de faire de la Région une collectivité dotée de compétences propres, comme les Conseils généraux. En France, le territoire des Régions allait être des regroupements de départements. Mais ce regroupement n’était pas possible dans les DOM. C’est pourquoi le législateur avait tenu compte de cette spécificité. Une loi a été votée le 23 novembre 1982 créant une seule assemblée. Exploitant une faille, l’opposition avait fait censurer le texte. À la surprise générale, la majorité socialiste ne représentait pas un nouveau projet tenant compte de l’arrêt du Conseil constitutionnel. En conséquence les départements d’Outre-mer allait devenir des régions monodépartementales depuis les élections de 1983. Sur un même territoire coexistent donc deux Collectivités ayant des compétences, des élus et des agents différents.

Des précédents : Depuis le début du siècle, la volonté de sortir du statu quo s’est manifestée même au plus haut sommet de l’État. À Madiana et à Champ- Fleuri en 2001, Jacques Chirac avait annoncé que l’heure n’était plus à l’uniformité dans les institutions. À partir de 2003, l’Acte 2 de la décentralisation transférait de nouvelles compétences aux Collectivités. La même année le 7 décembre, Saint-Martin et Saint-Barthélemy décidaient de ne plus faire partie de la Guadeloupe et de devenir des Collectivités d’Outre-mer à par t entière. En Guadeloupe et en Martinique, la majorité des votants décidaient de maintenir l’organisation institutionnelle, dans un vote marqué par une faible participation.

Mais sept ans plus tard, la majorité de 2003 était contredite par le résultat du référendum du 24 janvier 2010. Ce jour là, la majorité des suffrages exprimés étaient pour la fusion de la Région et du Conseil général dans une collectivité unique.

Tous ces référendums ont eu un taux de participation compris entre 28 et 50 %, ce qui pose tout de même un problème . L’amendement Gaymard arrive à point.

ALSACE

Le 7 avril dernier, la majorité des électeurs votaient pour la création d’une collectivité unique en Alsace, mais la loi a pris acte d’un refus car dans chacun des départements, la majorité des suffrages et 25 % des inscrits devaient être favorable au « oui ». Ces conditions n’étaient pas remplies malgré un vote majoritaire. L’Alsace pourrait donc remettre son projet sur la table et faire valider l’accord déjà acquis des deux collectivités départementales.

CORSE, BRETAGNE, PAYS BASQUE ET CATALOGNE…

Ce sont des pays qui pourraient aussi être concernés, tout comme la fusion des régions normandes ou Bourgogne-Franche-comté…

Soyons optimistes

Nous considérons cet amendement comme une amorce d’une ouverture vers davantage d’autonomie pour nos collectivités pour s’organiser, se regrouper, exercer leurs compétences… Et collaborer entres elles et avec leurs voisines au sein de l’Europe. Mais, la discussion fut rude sur les « conférences territoriales » prévues dans le texte en cours de navette : que de mauvaise foi et de non-dits ! à suivre…

Il reste en effet une étape importante à franchir : pourquoi l’Etat s’arroge-t-il le encore rôle de décideur et de gendarme de nos collectivités ?

La constitution ne prévoit-elle pas que la France est un état décentralisé ?

La constitution ne prévoit-elle pas la libre administration des collectivités ?

La constitution ne prévoit-elle pas l’autonomie financière des collectivités ?

La constitution ne prévoit-elle pas le principe de subsidiarité ?

PROPOSONS À NOS PARLEMENTAIRES

• De demander la ratification de la charte européenne de l’autonomie locale : qu’une commission parlementaire se saisisse du problème.

• De proposer un amendement de suppression de la validation législative de toute modification territoriale ou de compétences suite à l’accord entre collectivités.

• De proposer que les régions acquièrent la fiscalité de leurs compétences.

Le texte de l’amendement

Article additionnel après L’Article 9 bis A, insérer l’article suivant :

Le II des articles L. 3114-1, L. 4122-1-1, L. 4123-1 et L. 4124-1 du code général des collectivités territoriales est abrogé.

Le projet de loi prévoit, sans consultation des populations intéressées, la création d’une nouvelle collectivité territoriale (article 72 de la Constitution), avec l’absorption du Conseil Général du Rhône par le Grand Lyon.

Aucune consultation des populations n’est prévue non plus s’agissant de Paris Grand Métropole ou de la Métropole d’Aix-Marseille.

Dans ces conditions, il y a inégalité de traitement entre d’une part, les conditions de création de ces métropoles, et d’autre part les fusions de départements et de régions, pour lesquelles un référendum est nécessaire.

Par cohérence, cet amendement propose de supprimer la condition de référendum pour les fusions de collectivités qui en feraient le choix.

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21/08/2013

18e Université d'été Régions & Peuples solidaires

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La 18e Université d'été de Régions et Peuples solidaires, fédération de partis régionalistes français, a lieu cette année à La Roche sur Foron, et est organisée par le MRS, qui en est membre. On pourra trouver la plaquette de présentation ici.

Nous avons voulu placer cette Université sous le parrainage symbolique de Denis de Rougemont.

Voici le programme complet. On notera les interventions de deux blogueurs de la Tribune de Genève, Rémi Mogenet et Antoine Vielliard, ainsi que celle de Nicolas Levrat, professeur à l'université de Genève.

 

 Programme de l’université de RPS

 

Vendredi 23 août dès 16h

Accueil au château médiéval de La Roche-sur-Foron

16 h :  Ouverture du stand d’accueil au château avec une permanence assurée jusqu’à 20h30 - Enregistrement des inscriptions.

18 h : Rassemblement des participants devant la mairie de La Roche-sur-Foron discours de bienvenue du maire.

18 h 30 : Défilé historique avec la Brigade de Savoie. Marche jusqu’au château.

Suite des discours de bienvenue des officiels.

19 h 30 :  Vin d'honneur et buffet dînatoire. 

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Samedi 24 août matin

Lieu :   bâtiment de la foire-exposition de la Roche-sur-Foron

Conférence publique - 1ère session
(sous le parrainage de l'ALE) : 
L’émergence des régions : l'alternative pour sortir l'Europe de la crise

9h15 : Introduction.

9 h 25 : Conférence débat : « Les régions, l'Europe et la pensée de Denis de Rougemont »
Par Nicolas Levrat, Professeur à l’Université de Genève, Directeur de l'Institut Européen.

Analyse, au regard de la pensée de Denis de Rougemont, de la situation de l’Europe et de l’évolution du fait régional. Cette conférence introduira les thèmes choisis pour ces deux journées : l'Europe, le rôle des régions,  la démocratie, l'écologie, la coopération.

10 h 15 : pause café

10 h 30 : Table ronde : « Pour une Europe construite par les régions et leurs populations »

Animateur : Claude Barbier, Membre du MRS, Docteur en Histoire.

  • Eric Defoort, Président de l'Alliance Libre Européenne (ALE): l’ALE, un parti européen, régionaliste et europééiste
  • Roccu Garoby Colonna, Président de l’ALE jeunes : En quoi l’Europe nous rend plus fort ?
  • Gustave Alirol, Président de Régions et Peuples Solidaires (RPS): L’Europe, bouc-émissaire des Etats

Débat – Expression au regard de chacune des régions

12 h 15 : intervention vidéo de José Bové, député européen (Vert-ALE)

12 h 30 : Repas (sur réservation) ou restauration rapide

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Samedi 24 août après-midi

Conférence publique - 2ème session
Les grands projets inutiles à l'épreuve de la démocratie

De 14 h 15 à 17 h 30

Dans « l'avenir est notre affaire », Denis de Rougemont fustigeait déjà Les grands projets inutiles, dangereux et imposés : les centrales nucléaires, le Concorde, les grands ensembles urbanistiques ; aujourd’hui, ce serait sans doute la métropolisation, le Lyon-Turin, Notre-Dame-des-Landes...

En 2013, en pleine déroute financière des États-nations, les citoyens ne comprennent plus pourquoi on veut leur imposer ces grands projets dispendieux et très discutables sur le plan de l'intérêt général. Réunis en associations de terrain, ils se trouvent opposés à de puissants lobbies organisés pour capter massivement l'argent public et privé.

14 h 15 : Première table ronde : « Un cas d’école, le Lyon Turin »

Projection du film de 15mn  «Lyon-Turin à tout prix» en présence du réalisateur, Marc Peyronnard.

Table ronde :

Animateur : Noël Communod, conseiller régional et Président du MRS

  • Daniel Ibanez, coordination française contre le Lyon-TurinL’inutilité publique du Lyon-Turin
  • Paolo  Pieri, coordonnateur NOTAV Val de SuseVal de Suse : 20 ans d’opposition au projet
  • Didier Cade, Président du Collectif Stop-LGV Sud Sainte-Baume :Les vignerons contre la LGV

15 h 45 à 16 h 00 : Pause

16 h 00 à 18 h 15 : Seconde table ronde  : « Sauver l’eau, l’air, la terre nourricière» :

La terre, l’air, l’eau n’ont pas de prix car ils sont la Vie elle-même et le bien commun de tous. Or les grands projets inutiles ont pour point commun de les sacrifier au nom d'impératifs économiques qui en réalité ne profitent qu'à quelques-uns. Par les liens affectifs qu'ils entretiennent avec leur territoire, les régionalistes ont toujours été conscients du fait que les ressources naturelles ne sont pas infinies et se trouvent donc souvent en première ligne des combats écologistes.

Animateur : Bernard Juillet, Membre du Mouvement Région Savoie et du collectif Non aux gaz de Schistes 74

  • Simon Métral : Président de l'Association du Respect du Site du Mont-Blanc (ARSMB) : La qualité de l'air : un enjeu de santé publique
  • Khaled Dehgane, Comité anti-olympique, membre du MRS : Annecy 2018 : Un projet à ne pas oublier
  • Fabiana Giovannini, Conseillère à l’assemblée territoriale Corse (PNC) : Projet du grand port de la Carbonite à Bastia
  • Chantal Certan, Conseillère régionale du Val d’Aoste (ALPE) et membre de Vallevirtuosa : Référendum contre le « Pirogasificatore » du Val d'Aoste
  • Abdoulahi Attayoub, Président de l'association Temoust-Survie Touarègue et Président de l'Organisation de la diaspora touarègue en Europe : La spoliation des Touaregs par AREVA

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Samedi 24 août en soirée

19 h Soirée projection – Le Royaume partagé,  ou l’histoire des États de Savoie  (première projection)

Tout au long de ce voyage à travers l’espace et le temps, Clotilde Courau, comédienne et princesse de Savoie par alliance, est notre guide. Elle nous entraine sur les lieux qui portent cette histoire, aidée par la mise en perspective d’historiens français, suisses et italiens...

20 h : Dîner de gala (sur réservation)

Tombola pendant le repas

21 h 15 : Soirée festive avec le Groupe musical « La Kinkerne »

Groupe mythique de l’arc alpin fondé en 1974 par Jean-Marc JACQUIER (musicien, balourien, chercheur, collecteur de chants, musiques, légendes, traditions de l’ancien Duché de Savoie). Le groupe perpétue la tradition en étant porteur d’un message musical qui est aussi un mode de vie, sincérité et simplicité des accents dans le style des gens de l’Alpe.

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Dimanche 25 août matin

Conférence publique - 3ème session :
Territoires : quelles organisations ?
Quelles coopérations ? Quelles solidarités

De 8 h 45 à 12 h 30

Lieu :   bâtiment de la foire-exposition de la Roche-sur-Foron

8 h 45 à 10 h 15 : Première table ronde : L’avenir de la région Savoie est notre affaire !

Soumise aux dérives centralistes et uniformisatrices récurrentes de l'organisation territoriale de l'État français, la Savoie, comme un grand nombre d'autres régions, possède pourtant de multiples spécificités historiques, culturelles, transfrontalières, économiques, linguistiques...

Comme d'autres territoires, elle aspire à mieux résoudre ses propres problèmes de vie locale, à obtenir une forme institutionnelle qui lui donne l'autonomie nécessaire afin que s'y  développe une démocratie de terrain.

Cette table ronde mettra en évidence un certain nombre de spécificités et de problématiques de la Savoie et présentera le projet prôné par le Mouvement Région Savoie, inspiré aussi par les acquis démocratiques de nos voisins valdotains et helvétiques.

Animateur : Laurent Blondaz, secrétaire du Mouvement Région Savoie

  • Chantal Certan, Conseillère régionale du Val d’Aoste (ALPE) 
    L'exemple d'une région alpine autonome : le Val d'Aoste.
  • Alain Pirat, Conseiller fédéral EELV, de double nationalité franco-suisse: Le fédéralisme suisse à travers des exemples concrets
  • Antoine Vieillard, Conseiller général 74 (MODEM) La problématique transfrontalière de l'aire genevoise
  • Rémi Mogenet, Vice-Président du MRS : L’identité savoyarde
  • Noël Communod, Président du MRS : Quel projet institutionnel pour la région Savoie ?

10 h 15 : Pause

10 h 30 : Table ronde : Solidarité des Régionalistes avec les mouvements d’émancipation en Afrique du Nord: Bilan de l’action avec les Amazighs de Lybie et avec le MNLA en Azawad

Depuis près de quatre ans, le Nord de l’Afrique est secoué par une vague de soulèvements populaires, entraînant  une à une la chute des dictatures tunisienne, libyenne et égyptienne. Si l’aspiration à la démocratie est un élément moteur de ces révolutions, la revendication identitaire et l’autodeterination en ces pays de tradition berbère n’en est pas moins importante.

De la Lybie, au Nord Mali (Azawad) en passant par la Tunisie, les Berbères (ou Amazighs) sont les éléments moteurs du combat pour l’émancipation. Avec l’appui du Congrès Mondial Amazigh, R PS et  l’ALE se sont mobilisés pour la reconnaissance des droits notamment culturels du Peuple Amazigh.

  • François Alfonsi, Eurodéputé ALE, rapporteur sur les stratégies macro-régionales, Président Fondateur du Groupe d’Amitié avec le Peuple Berbère : le rôle du Parlement Européen pour la reconnaissance des droits à l'autodétermination des Berbères?
  • Belkacem Lounes, Porte-parole du Congrès Mondial Amazigh et Conseiller Régional Rhône-Alpes:Quelle place pour les Amazighs dans la société libyenne depuis la chute de Khadafi?

Moussa Ag Assarid,  Chargé de l’information du Conseil transitoire de l’Azawad: Le MNLA et la libération de l’Azawad


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Dimanche 25 août après-midi

Excursion culturelle au bord et sur le lac Léman (sur réservation)

13 h - 14 h : Départ en autocar depuis la Roche-sur-Foron. Pique-nique au bord du Lac.

14 h 30 - 17 h 30 : Répartition en deux groupes, l’un effectuant une croisière sur la barque la Savoie dans le sens Évian-Thonon, l’autre dans l’autre sens.

Visite en parallèle du Château de Ripaille, ancienne demeure des Ducs de Savoie. Dégustation des vins du domaine.

Retour prévu à la Roche-sur Foron vers 18 h 30 / 19 h.

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Dimanche 25 août en soirée

20 h : Diner

21 h : Soirée projection – Le Royaume partagé,  ou l’histoire des États de Savoie  (seconde projection)

Tout au long de ce voyage à travers l’espace et le temps, Clotilde Courau, comédienne et princesse de Savoie par alliance, est notre guide. Elle nous entraine sur les lieux qui portent cette histoire, aidée par la mise en perspective d’historiens français, suisses et italiens...

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