23/06/2014

LE TEMPS EST VENU DE PROPOSER UNE REGION SAVOIE

carte-savoie.jpgUn vice-président socialiste de la région Rhône-Alpes, pensant que le vent allait tourner, me disait juste avant la séquence électorale de ce printemps : « Notre seule chance pour le PS de garder la région RA, c’est de l’étendre à l’Auvergne à l’ouest et que vous, Savoyards, vous fassiez votre Région Savoie. »

C’était peut-être une boutade, mais l’extension à l’Auvergne est en passe de se réaliser et la Région Savoie dépendra de la volonté des Savoyards eux-mêmes.

Pourquoi est-il temps, pourquoi est-il impératif que les Savoyards, avec leurs élus, trouvent une solution pour empêcher la disparition de la Savoie ? 

Un Savoyard peut-il imaginer que la Savoie va disparaître ? Evidemment NON.

Et pourtant, si nous ne faisons rien, c’est ce qui arrivera très vite, lorsque les départements auront disparu.

Les Savoyards ne seront plus que des Rhônalpins-Auvergnats. Voilà quelle réforme nous prépare Valls.

 

Les départements savoyards ayant disparu, le nom de Savoie aura disparu : nous serons bien en territoire « rhônalpin-auvergnat ». Dans le même temps, l’alsace ne sera plus une région ni même un département. Le Pays basque ne s’appliquera à rien…

 

Aussi, puisque la Savoie n’aura plus d’existence, puisque la Région Rhône-Alpes sera réduite à la portion congrue et qu’elle va chercher son salut chez les auvergnats, nous faisons une proposition claire : remplacer l’idée d’une maxi-région ingérable (RAA) de 7,6 millions d’habitants par deux régions et deux métropoles

  • Une Région Rhône-Auvergne (3,6 M habitants)

  • Une Région Savoie (1,3 M habitants)

  • La Métropoles de Lyon (2,1 M habitants)

  • La Métropole de Grenoble (0,5 M habitants)

Certes, le nouveau premier ministre s’est illustré au Pays Basque, en Corse, en Bretagne et en Alsace par son opposition au moindre signe de régionalisme ou d’autonomie. Il s’est opposé à la ratification de la charte européenne des langues régionales et s’est comporté en jacobin absolu.

Aussi, nous ne doutons pas qu’il va se dresser contre l’idée même d’une région Savoie qu’il ne pourrait pas contrôler. Il vient de déclarer qu'il ne «vise pas à faire revivre des identités» mais à donner «la priorité au développement économique» ; comme s’il y avait opposition entre les deux !

  

  1. UNE REGION AUVERGNE-LOIRE-RHONE : Le territoire de cette région serait composé des départements de l’Auvergne et des parties de Rhône-Alpes non couvertes par les pays de Savoie et les métropoles de Lyon et Grenoble.

Avec environ 3,6 millions d’habitants, cette région Auvergne-Loire-Rhône serait dans la moyenne des régions françaises.

Cette nouvelle région pourrait utiliser le siège actuel de la région Auvergne à Clermont-Ferrand. Le siège actuel de Confluences pourrait être cédé partiellement à la métropole lyonnaise !

 

  1. UNE REGION SAVOIE : Le périmètre de la région Savoie serait constitué des deux départements Savoie et Haute Savoie, du pays de Gex et du Bugey savoyard, après consultation des populations.

 

La Savoie n’a manifestement pas sa place dans une région Rhône-Alpes

 

Elu en qualité de régionaliste au conseil régional Rhône-Alpes depuis 2010, je peux témoigner que les dirigeants actuels de la région Rhône alpes ont une stratégie de maintien sous leur coupe des pays de Savoie alors que l’essentiel de leur politique ne cesse de renforcer les pôles de Lyon et de Grenoble.

Le soutien qu’on apportés le président de région et le maire de Lyon aux deux initiatives de pôles métropolitains (arc-métropole de Genève et sillon alpin de valence à Annemasse) visait très nettement à marginaliser le rôle des départements savoyards et à tuer toute idée de région Savoie. Ils n’y sont pas parvenus.

 

J’ai pu constater, en siégeant dans ces commissions, que les crédits pour les entreprises, la recherche, l’innovation et l’Université étaient distribués à près de 90% à Lyon et Grenoble.

De leur côté, les Conseils généraux 73 et 74 ont développé leurs agences économiques et touristiques (seuls ou regroupés au sein de l’APS : Assemblée des Pays de Savoie).

 

Plusieurs tentatives ont eu lieu récemment pour absorber nos tribunaux dont la Cour d’appel de Chambéry qui avait pourtant fait l’objet d’engagements fermes de la France dans le traité d’annexion de la Savoie en 1860.

Plusieurs tentatives ont eu lieu récemment pour absorber l’Université de Savoie dans une Université de Rhône-alpes d’abord, puis par l’Université de Grenoble (Loi Fioraso). La création des communautés universitaires (COMES) en cours va être le bras armé de cette absorption.

La perte de la Cour d’appel, historique, comme celle de l’Université que la Savoie avait mis tant de temps à reconquérir serait plus qu’un affront : une provocation.

 

Une étude récente montre que les investissements régionaux sur les lignes TER en Haute-Savoie avaient été trois fois moins importants que dans le reste de Rhône Alpes et que l’infrastructure ferroviaire est quasiment inchangée depuis l’annexion de 1860.

Par ailleurs, on a favorisé le transport routier à travers les Alpes en créant les tunnels du Mont-blanc et du Fréjus. Certes près d’un milliard a été investi par RFF sur la ligne du Mont Cenis (ligne « historique »), mais aucune mesure réelle n’a été prise pour que les camions montent sur les trains : résultat, la ligne n’est utilisée qu’à 17% de sa capacité.

La baisse régulière du trafic de camions sur l’axe Est-Ouest (retombé au niveau de 1987) inquiètent les gestionnaires des deux tunnels qui cherchent à attirer des clients en ouvrant au trafic la galerie de sécurité du Fréjus, en obtenant du ministre des transports de limiter les péages des camions ; bref, une politique en tous points contraire aux raisons invoquées pour créer le Lyon-Turin au coût pharaonique de 26 milliards d’euros au bas mot. [Savez-vous ce que 26 Milliards d’€ représentent :

tout simplement la totalité des budgets actuels de l’ensemble des régions de France !]

 

 

Quelles hypothèses se dessinent pour les Pays de Savoie ?



A.Se regrouper en une collectivité unique

 

Si les deux départements savoyards ne se regroupent pas en une collectivité unique plus forte, ils sont voués à subir la loi des nouvelles entités métropolitaines qui sont en train de naitre autour des pôles de Lyon, Grenoble et Genève. Plus que jamais, c’est devenu un impératif.

Mais fusionner les deux départements savoyards pour créer un nouveau département plus grand n’aurait aucun sens au moment où, de tous côtés, on envisage de supprimer cet échelon. D’ores et déjà, l’Assemblée des Pays de Savoie (APS) gère pour les deux départements : La promotion du Tourisme, l’agriculture, la forêt, la culture et les aides à l’Université et l’économie.

 

La solution la plus crédible : une Région à statut spécial, région sans département.

 

La création de la Métropole de Lyon, devenue collectivité territoriale, ayant obtenu des prérogatives qui lui sont propres, ouvre une brèche dans le droit public français en battant en brèche, justement, le sacro-saint « tous pareils » ; nous nous en réjouissons. Mais alors, pourquoi ce qui a été possible pour Lyon ne pourrait-il pas l’être pour les Savoie.

La région sans département a été proposée aux Corses et aux alsaciens et utilisée outre-mer ; alors, pourquoi pas en Savoie ?

La région à statut spécial a été accordée aux insulaires de Corse ; alors, pourquoi pas aux savoyards ?

 

Pour cela, il faudrait inscrire, par un amendement, la création d’une région à statut particulier pour la Savoie dans le projet de loi sur le découpage territorial. Cette solution éviterait la fusion préalable des départements. Ceux-ci devant être supprimés prochainement ; cela pourrait être considéré comme une expérimentation dès l’automne 2015 ; il suffirait d’organiser des élections régionales au lieu et place des élections cantonales aux élections de décembre 2015.

 

 

B.LA CREATION D’UNE REGION SAVOIE :

L’idée d’une région Savoie existe depuis 1972, date de la création d’une région hétéroclite « RhôneAlpes ».

Plusieurs possibilités existent et ont fait l’objet d’études : la création d’une région après « évaporation » des départements, l’expérimentation ou le modèle alsacien (une Région à part entière, mais dont les départements ont fusionné et transféré la totalité de leurs compétences, actifs et personnels à la région). Cette dernière solution semble la plus souhaitable.

En allant plus loin, la fusion des deux départements en une collectivité à statut particulier (art 72de la constitution) et à compétences spécifiques serait aussi envisageable.

 

Ce qui est certain, c’est que la notion de région permettra de compenser toutes les pertes de compétences qui seraient dûes aux appétits des métropoles environnantes.

 

La population de la région Savoie serait de 1.200.000 habitants, sans compter le pays de Gex ni le Bugey.

Son budget, cumulant celui des deux départements (1,4 Mds) + 1/5° de RA ( 0,450 Mds) + les fonds structurels (zone de montagne) + nouvelles compétences, serait supérieur à celui de la région RhôneAlpes actuelle, soit plus de 2,4 Milliard €.

 

La région Savoie serait aussi la plus grande des régions de l’arc alpin, qui sont toutes autonomes.

 

Avec 70% du tourisme d’hiver (égal à la Suisse en ce domaine), elle est la première destination mondiale pour les sports d’hiver.

 

Nécessités particulières :

Différents problèmes ont « plombé » le projet au cours des dix dernières années ; l’un d’entre eux était le nombre des cantons qui, avec la croissance démographique de la Haute Savoie, était déséquilibré entre les deux départements au profit de la Savoie 73. Leur suppression résultant de la suppression des départements règlera le problème.

L’évolution institutionnelle des Pays de Savoie s’inscrit parfaitement dans cette dynamique qui vise à une meilleure efficacité de l’action publique (grâce notamment à la suppression d’un niveau), dans un principe de subsidiarité et de proximité avec les acteurs du territoire.

 

« Le temps est venu de laisser plus de liberté aux collectivités, y compris pour imaginer des configurations adaptées à la réalité des territoires »François Hollande 17 mars 2013


C.La Savoie devenue Région… Il n’y aura plus qu’un niveau au-dessus de l’intercommunalité, les départements ayant disparu. La Savoie devenue Région et dotée d’une certaine autonomie de fonctionnement sera sans doute davantage en phase avec elle-même.

  • La Savoie devenue Région pourra passer accords et conventions directs avec tous ses voisins.

  • La Savoie devenue Région pourra gérer directement les fonds structurels européens.

  • La Savoie devenue Région fera faire des économies à l’Etat et jouera le jeu de la péréquation interrégionale contractualisée.

 

L’évolution institutionnelle des Pays de Savoie s’inscrit parfaitement dans cette dynamique qui vise à une meilleure efficacité de l’action publique (grâce notamment à la suppression d’un niveau), dans un principe de subsidiarité et de proximité avec les acteurs du territoire.

Cette évolution sera aussi une attraction pour le Pays de Gex qui a déjà manifesté le souhait d’être rattaché à la haute Savoie et pour la partie du Bugey qui était historiquement savoyarde.

  1. La perspective d’une macro région Alpine.

Sous l’impulsion de l’Europe, des macro régions se mettent en place ; la macro région alpine avance rapidement ; il est évident qu’au sein de Rhône Alpes, seuls les pays de Savoie sont concernés ainsi qu’une part de l’Isère.

 

  1. La défense des intérêts savoyards dépasse les clivages politiques traditionnels

La Savoie a eu des hommes politiques de valeur, mais dont les ambitions nationales ont, à maintes reprises, été un handicap à l’émancipation de nos Pays de Savoie : « être Ministre en

France » leur paraissant plus intéressant pour leur carrière. Ainsi Louis Besson, Michel

Barnier, Hervé Gaymard ou encore Thierry Repentin furent ministres, Michel Barnier Commissaire européen, Bernard Accoyer, président de l’assemblée nationale et JC .Carle vice-pdt du Sénat…

Dans la situation qui se dessine pour la région Rhône-Alpes, les deux « partis de gouvernement » sont chacun divisés en deux tendances parallèles :

A l’UMP, certains pensent que la vague bleue va revenir et qu’ils pourront reprendre la majorité à la région Rhône-Alpes, plus difficilement pour RA-Auvergne ; l’histoire a pourtant montré que dans cette situation, le centre droit était le plus fort.

A l’UMP, d’autres pensent qu’il n’y aura pas de salut pour la Savoie dans une région où les métropoles seront dominantes avec plus de 3,5 habitants (Lyon : 2,7 Millions h, Grenoble : 0,5 M h et Genève attirant 0,350 Mh) et qu’il faut donc fusionner vite les deux départements pour faire contrepoids.

Le basculement nettement à Droite de la Savoie, l’ancrage à droite de la Haute Savoie, vont peut-être accélérer les évènements.

Ce matin Bernard Accoyer a fait une autre proposition : créer une Métropole Savoie ! Outre le fait que ce serait une métropole quelque peu montagneuse, elle aurait sans doute pour avantage de ménager la possibilité pour un Savoyard de devenir président de Rhône-Alpes-Auvergne !

 

Au PS, certains pensent que, compte-tenu de la perte d’influence sur les métropoles, la région RA doit tout mettre en œuvre pour garder les Savoie dans son giron et empêcher les deux départements de fusionner. Sans les Savoie, sans les métropoles, il ne resterait plus grand’chose de la région RA.

Au PS, d’autres pensent (certains membres PS de l’exécutif régional me l’ont dit ouvertement) qu’ils vont perdre la région RA et que dans cette défaite, le poids des voix savoyardes compterait pour beaucoup. Ils m’ont dit : «Allez-y, les Savoyards : prenez votre autonomie, cela nous aidera à garder le reste de RA. On ne s’y opposera pas.» !

 

Nos responsables départementaux continuent à discuter un projet de fusion des deux départements, sans grande conviction du côté de la Haute Savoie. Voici quelques-unes des déclarations des deux responsables départementaux :

« Le rapprochement des deux départements va diminuer la puissance de la région RA » mais

« Fusionner pour fusionner n’a aucun sens »Ch. Monteil, Pdt du Conseil départemental de Haute Savoie

« Nous allons être pris en sandwich entre Genève, Lyon et Grenoble » « Ce n’est ni à Genève, ni à Lyon, ni à Grenoble que l’avenir des Pays de Savoie sera décidé » « Il faut que nos Pays de Savoie continuent à bien vivre » H. Gaymard, Pdt du Conseil départemental de Savoie.

Le projet de loi qui va être soumis à l’assemblée nationale prochainement va renforcer le rôle des régions et le redécoupage est désormais sur la table. C’est maintenant que les Savoyards doivent faire savoir haut et fort ce qu’ils veulent.

L’apparition de Michel Barnier comme candidat UMP-UDI à la présidence de Rhône-Alpes est assez logique. Les Lyonnais n’auraient jamais accepté un savoyard à la tête de la région. Mais aujourd’hui, les deux pôles principaux de la région Rhône-Alpes que sont Lyon et Grenoble, devenus métropoles, vont s’autonomiser ; ainsi, le troisième pôle que constituaient les pays de Savoie devient le premier pôle de ce qui reste de la région Rhône-Alpes ! L’éventuelle fusion avec l’Auvergne change légèrement la donne, mais pas fondamentalement.

Le sort de la Savoie s’étant joué à plusieurs reprises, dans le passé, sur le choix de personnalités de devenir ministres de la France, il faut espérer que Michel Barnier, qui avait prôné autrefois la fusion des départements savoyards, préfèrera sa terre natale à l’AuvergneRhône ?

  1. L’évolution des territoires savoyards

Les réunions de réflexion se multiplient au sein des instances savoyardes ou « rhônalpines » pour discuter de l’avenir de la Savoie. Elles sont de plusieurs types, mais jamais neutres :

    • Réunions sur les Institutions (APS et Conseils départementaux) autour de la fusion des départements ou des redécoupages cantonaux

    • Réunions universitaires sur la culture, la montagne, l’histoire… Réunions des agences économiques : exemple « territoires intelligents » Réunions organisées … par l’Etat sous l’égide du préfet !

    • Ou encore colloques organisés par le MRS (mouvement région Savoie) intitulé : « Dessinemoi une Savoie ! »

    • Réunions multiples organisées par la Région RA (sans aucune arrière-pensée, évidemment) sur le tourisme en 2040 ou l’aménagement du territoire en 2020 ou le « Lyon-Turin en 2030 ! »



  1. Les facteurs clé des pays de Savoie

A l’heure de la mondialisation des échanges, le territoire (pour ne pas dire le terroir) s’affirme, de manière paradoxale, comme l’échelon pertinent pour répondre aux enjeux de développement durable, pour le développement économique, pour la gestion des ressources naturelles, pour le renouveau de la démocratie et pour le partenariat entre acteurs.

Des territoires naissent des projets collaboratifs, la proximité étant une clé de la fertilisation croisée.

Loin d’être figées, les spécificités – culturelles, géographiques, économiques, sociales – des pays de Savoie doivent être considérées comme des leviers d’action et de création pour le développement durable adapté à la singularité de la région.

C’est un levier extraordinaire de création d’activités nouvelles et de différenciation.

 

  1. Les facteurs positifs des Pays de Savoie :

Une identité géographique : montagne, ruralité, agriculture

Des filières structurantes : montagne, sport, eco-énergies, solaire, hydraulique, mécatronique, imagerie, tourisme…

Identité et place de l’Université de Savoie

Contexte transfrontalier : Suisse, Val d’Aoste, Piémont

Les Savoyards ont dans leurs gènes et par leur histoire le pragmatisme, le réalisme, la proactivité et l’esprit d’initiative ; enfin, ils sont tournés vers l’extérieur et ont su créer leur propre richesse. Il leur faut maintenant de l’autonomie pour s’exprimer.

 

Vous avez dit petite, la Région Savoie ?

  

Conclusions :

Le projet savoyard est presque mûr : Les Pays de Savoie, rejoints par le Pays de Gex et le Bugey historiquement savoyard, peuvent fusionner en une région à statut particulier ; elle organiserait sa coopération avec ses voisins suisses, Piémontais, valdotains, ainsi que ceux des métropoles de Grenoble et de Lyon. La Savoie réunie aurait un statut de région sans département (elle aurait ainsi un temps d’avance sur l’Histoire).

Par son poids économique, elle ferait très largement jeu égal avec les Métropoles de Lyon, Grenoble et Genève ; et enfin, dans le concert européen, elle aurait le leadership de la Macrorégion alpine qui est en train de se créer.

 

Cette description, qui n’a plus rien de futuriste, tranche beaucoup avec le discours défaitiste qui propose aux savoyards de :

  • se mettre à la remorque d’une région Rhône-Alpes moribonde

  • ou bien à la remorque du pôle universitaire grenoblois sous perfusion des subventions européennes et rhônalpines en voie de se tarir,

  • ou encore à la remorque de l’Etat de Genève lui-même fragilisé par ses positions xénophobes et son système bancaire contesté.

 

C’est maintenant que les Savoyards doivent faire savoir haut et fort ce qu’ils veulent. 

07:20 Publié dans Actualité régionaliste | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | |

Commentaires

qu'Est-ce qu'on attend ?
ne Liyon, ne Clarmon ! Savouè !

Écrit par : Loren | 23/06/2014

Merci Noel pour cet exposé clair et lucide, étayé par ton expérience d'élu à "Rhones Alpes" justement, où rien ne va plus, comme dans le reste du jacobinisme colonialiste français.

Écrit par : Blanc jean | 23/06/2014

Basta avec cette région Savoie. La seule chance de survie de la Savoie est un étāt indépendant, Comunod y sait bien mais par orgueil vu qu'il a été écarté des mouvements indépendant, il continue de proclamer son dogme irréalisable de région Savoie.

Écrit par : Patrick | 25/06/2014

Vive la Savoie libre ! ;-)
Plus sérieusement, il est en effet primordial que l'entité "Savoie" (que j'entends dans les mêmes limites que N.Communod, à savoir incluant le Pays de Gex et le Bugey) soit reconnue dans le nouveau découpage territorial français.

Un Genevois, aux ancêtres savoisiens (comme beaucoup).

Écrit par : Roger Bouvier | 02/07/2014

Le gouvernement actuel écrase comme un rouleau compresseur de marque allemande, tous les suppléments d'âme qui ont jadis fait la force de la France. Ce n'est pas en regroupant des "briques" biologiques que l'on crée la vie. Ce n'est certainement pas en associant des territoires que vous, Messieurs les élus (ou pas) au pouvoir, parviendrez à redémarrer une dynamique économique et humaine dans un pays meurtri. Tournez vous vers l'essence même des aspirations et des sentiments des gens qui peuplent LES territoires de ce grand pays qu'est la France. La Savoie comme tous les autres territoires français a une âme, possède une couleur géographique particulière, a développé une grille de lecture du monde qui lui est propre, etc. Pourquoi vouloir détruire ces richesses pour un modèle macroéconomique cynique? Peut-être pour favoriser ceux qui profitent de ce modèle, encore plus depuis 2008.

Écrit par : Eric | 05/07/2014

Les commentaires sont fermés.